Turner est spécialiste des exfiltrations pour les grandes entreprises. Bobby Newmark, surnommé Comte Zéro, est un jeune hacker dont une intrusion tourne au désastre. Ailleurs, une enquête liée au marché de l’art fait apparaître des images impossibles à classer. Ces trajectoires semblent d’abord indépendantes, mais elles se déploient dans un même monde dominé par les corporations et par un cyberespace où circulent des forces nouvelles.
Comte Zéro poursuit la trilogie du Sprawl de William Gibson avec une science-fiction cyberpunk à construction fragmentée. Les trois fils narratifs alternent sans expliquer immédiatement leurs liens, ce qui donne au roman son rythme de montage et son opacité assumée. Les implants, les réseaux et les multinationales n’y sont pas de simples accessoires : ils façonnent les corps, le travail et les rapports de pouvoir. Le cyberespace prend aussi une coloration imprévisible, à la frontière entre programmation et croyance. Gibson compose ainsi une enquête mondiale, froide et violente, sans révéler ce qui relie définitivement ses protagonistes.
Le profil Orion
Ce qui caractérise Comte Zéro
Un aperçu des traits les plus marqués de cette lecture.