À la fin du XXXe siècle, l'humanité ne possède plus une seule forme. Les enchairés vivent encore dans les milieux terrestres avec des corps profondément modifiés ; les gleisners habitent des enveloppes artificielles ; les citoyens des polis existent comme personnalités numérisées dans des systèmes de calcul. Cette diversité est bouleversée lorsqu'un rayonnement gamma menace de rendre la Terre stérile. Certaines consciences doivent alors envisager un départ vers des réalités dont les dimensions mêmes dépassent les habitudes humaines.
Diaspora de Greg Egan est un roman de hard science-fiction qui prend l'identité comme problème technique, philosophique et narratif. Les sauts temporels et les développements théoriques donnent une place centrale aux conséquences de la numérisation, de la copie et de la transformation des corps. L'histoire ne cherche pas à simplifier ses concepts : les personnages logiciels, les polis et les voyages vers d'autres macrosphères servent une exploration de l'humain après l'humain. L'échelle va de la communauté numérique à des univers entiers, tout en conservant la question de ce qui peut persister lorsqu'une personne se divise ou change de support.
Le profil Orion
Ce qui caractérise Diaspora
Un aperçu des traits les plus marqués de cette lecture.