Phileas Fogg quitte Londres avec Jean Passepartout après avoir parié qu’il accomplirait le tour du monde en quatre-vingts jours. Leur itinéraire les fait passer par l’Inde, le Japon et l’Amérique, en combinant trains, navires et les moyens de transport que les circonstances rendent disponibles. Chaque retard menace le calendrier fixé par Fogg, tandis que le détective Fix les suit, convaincu que le gentleman pourrait être lié à un vol commis en Angleterre. Le voyage devient une course où l’exactitude de Fogg rencontre l’imprévu.
Le tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne est un roman d’aventures nourri par l’accélération des transports au XIXe siècle. La contrainte du pari impose une construction à compte à rebours : les escales, les obstacles et les décisions sont toujours mesurés à l’aune du temps restant. Fogg reste volontairement opaque, ce qui laisse Passepartout porter une part plus vive des réactions et du dépaysement. Les informations techniques et géographiques s’intègrent à la marche du récit, sans devenir une spéculation sur l’avenir. Classé ici en science-fiction pour l’importance du progrès technique dans l’imaginaire vernien, le livre reste avant tout l’histoire d’une traversée du monde réglée par une échéance.
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Ce qui caractérise Le tour du monde en quatre-vingts jours
Un aperçu des traits les plus marqués de cette lecture.