Jonathan Wells hérite d’un appartement parisien ayant appartenu à son oncle Edmond. Une lettre lui interdit de descendre dans la cave ; pourtant, lorsque le chien de la famille y disparaît, Jonathan finit par franchir la porte. Ses recherches autour des travaux d’Edmond l’entraînent vers une énigme qui fait disparaître ceux qui tentent de la résoudre. En parallèle, une colonie de fourmis rousses poursuit son existence dans la cité de Bel-o-kan, où plusieurs individus sont confrontés à des dangers, des rivalités et des questions qui dépassent leur place dans la fourmilière.
Les fourmis alterne ces deux échelles de récit et y ajoute des fragments d’une encyclopédie imaginaire. Bernard Werber utilise l’enquête humaine pour ménager le mystère, mais la partie consacrée aux insectes déplace le regard : organisation collective, communication et survie deviennent les moyens d’interroger ce que les humains considèrent comme une intelligence. La science-fiction ne repose pas sur un futur lointain ; elle naît d’un changement de perspective qui donne à une société animale une ampleur presque civilisationnelle. Les chapitres courts maintiennent la circulation entre la cave et la fourmilière, entre l’expérience individuelle et le fonctionnement d’un groupe. Le livre privilégie ainsi les idées, l’observation et le décentrement, sans réduire ses deux mondes à une simple opposition entre l’homme et l’animal.
Le profil Orion
Ce qui caractérise Les fourmis
Un aperçu des traits les plus marqués de cette lecture.