Gundersen revient sur Belzagor après des années d'absence. Il y fut administrateur pour une compagnie humaine qui exploitait la planète et ses habitants, les nildoror et les sulidoror. Depuis l'indépendance, les colons sont peu nombreux et le monde leur échappe davantage. Gundersen entreprend une remontée vers le Pays des Brumes, attiré par un rite de renaissance auquel les humains n'ont pas accès. Son voyage le met face aux traces de l'occupation et à la faute qu'il ne parvient pas à oublier.
Les profondeurs de la terre donne à Robert Silverberg la forme d'une quête intérieure sur une planète décolonisée. Le rythme lent laisse place aux paysages tropicaux, à l'altérité des espèces et à la culpabilité du narrateur. Belzagor n'est pas un simple décor exotique : ses habitants possèdent des règles que les anciens maîtres n'ont jamais vraiment comprises. À travers Gundersen, le roman interroge ce qu'un colon peut espérer réparer après avoir participé à un système de domination. La science-fiction devient ici un moyen d'examiner l'humiliation, le désir de pardon et les limites du regard humain.
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Ce qui caractérise Les profondeurs de la terre
Un aperçu des traits les plus marqués de cette lecture.