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Œuvre du catalogue Orion
La Maison du vampire
Ernest Fielding, jeune écrivain new-yorkais, rencontre Reginald Clarke, auteur admiré dont la conversation et la présence exercent une fascination immédiate. Clarke l’accueille dans sa maison et encourage son travail. Mais Ernest découvre que ses idées les plus personnelles apparaissent dans les œuvres de son mentor avant qu’il ait pu les achever. D’autres artistes liés à Clarke ont connu le même épuisement : leur créativité se défait tandis que la sienne gagne en force. Le vampire qu’Ernest affronte ne cherche pas le sang, mais l’énergie intellectuelle qui rend une œuvre singulière.
George Sylvester Viereck transpose ainsi le parasitisme dans le milieu artistique du début du XXe siècle. L’admiration offre à Clarke un accès que la violence seule ne lui donnerait pas, car ses victimes souhaitent d’abord être reconnues par celui qui les dépouille. La singularité du roman tient à cette menace psychique publiée avant que le vampire moderne soit fixé par ses codes les plus familiers. Ernest doit distinguer l’influence légitime d’un maître de l’appropriation qui efface progressivement la voix de l’élève, au risque de ne plus posséder assez de volonté pour nommer ce qui lui arrive.




